Avec les SpringBoucs de Chevreuse, 2 essais à 2

 

Je pourrais commencer ce compte-rendu Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt ! par quelques mots sur l’activité simultanée Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt ! des différentes entités du RAC Rugby Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt !.

En effet, Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt !,il y avait, en plus de l’entrainement des seniors Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt !, le loto du RAC Rugby à la maison de Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt ! l’Europe et une première rencontre inédite avec les SpringBoucs Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt !de Chevreuse.

Bon, je vais couper le sifflet là, car en 2 paragraphes, je pense que vous avez saturé auditivement.

Et vous pouvez imaginer aisément ce qu’une quarantaine (et oui les joueurs, les remplaçants et les spectateurs étaient pareillement exposés) d’amateurs de rugby ont enduré pendant 2 fois 30 minutes !

Donc Chevreuse, en qui coule Yvette et dont la renommée sportive n’est pas à faire venait pour la première fois rencontrer les VDQS. Il faut dire que cette commune a une histoire tout aussi nourrie que notre belle ville de Rueil, avec au 11ème siècle un seigneur qui s’appelait Guy 1er et qui de nos jours est devenu président du RAC Rugby. Quelques siècles plus tard Louis croix-v-bâton acquit le duché de Chevreuse pour le céder ensuite aux dames de Saint-Cyr, dont on chante souvent en troisième mi-temps l’une d’entre elles, la fameuse « femme aux morpions ».

Chevreuse, qui aussi par son activité économique a souvent trimbalé les équipes de Rueil à bord des cars de la Société SAVAC !

Bref comment ne pas avoir pensé plus tôt à rencontrer les SpringBoucs plus tôt ? Voilà enfin l’histoire qui se remettait dans le bon sens. Surtout que Chevreuse doit l’origine de son nom au mammifère herbivore ruminant, bovidé, caprin. Et qu’il était temps de les rencontrer, l’année de la Chèvre se terminant le 8 février 2016 !

Nous avions prévenu nos adversaires de la ponctualité suisse de notre allumeur de réverbères et de l’extinction de ceux-ci à 22 heures pétantes. Et ils avaient commencé à arriver en grappes successives, étant légèrement pénalisés par un semi-remorque qui s’était mis en travers d’une route, coupant le convoi en deux.

Coté VDQS, une initiation au vélo à deux, puisque nos coachs (Sergio en vacances au soleil, Manu au Loto du club, Christian toujours à chanter la tonkinoise depuis deux semaines) nous avaient laissés isolés comme Rostand - l’un des 200 personnages de la saga du « Génie des Alpages », apparu dès le premier tome, et décrit comme suit : « Rostand [mouton] (Tome 1, Le Génie des alpages) : Mouton savant, châtré lui-aussi, il est le frère et ami du mouton Einstein. Tel que le vrai Jean Rostand (écrivain et biologiste français), il pratique la biologie, donnant ainsi lieu à des croisements étonnants.  Une de ses répliques célèbre est : Ne trouvez-vous pas scandaleux qu’il existe encore des troupeaux de moutons non auto-gérés ?» - en totale autogestion. Bref un tandem proposé par Manu avec Thibaud et PapyKaxu pour gérer la composition d’équipe, les remplacements et tout ce qui fait la raison de vivre de nos coachs habituels. PapyKaxu décida de se mettre à l’avant du tandem, arguant de la position habituelle respective sur le terrain des deux nominés.

Coté effectif, une bonne vingtaine coté VDQS (21 il me semble), coté SpringBoucs 13 à 5 minutes du coup d’envoi. Afin de ne pas finir à la bougie, les VDQS prêtèrent des joueurs à leurs adversaires, le temps que le reste de leur équipe arrive.

Il fut décidé de faire deux fois 30 minutes. Le terrain en herbe était fort praticable, même si un des coins se trouvait déjà privé d’éclairage. Une intervention sur les contacteurs n’a pas été envisagée, la probabilité de rester définitivement dans l’obscurité n’étant pas insignifiante !

Et donc tout à nous, il y avait un arbitre. Pas notre Fred Tulliste qui avait d’autres occupations mais notre Kevin Trappiste (moins à cause de la bière que de sa commune d’origine). Qui comme tout bon arbitre officiel avait tout prévu sauf un sifflet.

Il en trouva un rapidement, avec un joli lien vert fluo, et ce doit être la couleur du lien qui a du provoquer un court-circuit dans les méninges de Kevin, nous le verrons par la suite.

Les deux équipes entament le match sur un Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt ! retentissant. Et ce ne fut pas le seul. Il y en eu un, deux, des dizaines comme ça. Ceci dit, un arbitrage qui a nourri amplement les conversations houblonnées d’après match, non par ses défauts ou erreurs, mais pas son application très rigoureuse des règles. Bref Kevin avait envie de siffler, et il siffla !

Revenons au jeu, un engagement intense des deux côtés, un match plaisant à voir narrèrent par la suite les spectateurs lors des mêmes conversations houblonnées d’après match. Viril mais correct. Pas trop de tchatche, juste ce qu’il faut pour de temps à autre faire frétiller les paupières sous des regards de défi. Une première mi-temps avec un essai de Blanche Neige suite à un pilonnage de la ligne de but des SpringBoucs. Et un essai beaucoup plus aéré de nos adversaires, qui remet les équipes dos à dos pour la deuxième période.

Petite mise au point à la mi-temps  des deux côtés d’ailleurs, afin de tenter de trouver des failles dans la défense adverse. Quelques changements, récupération des VDQS ayant trahi noblement en première mi-temps.

Une deuxième période qui démarra par un Trrrriiiiiiiiiiiiittt ! Trrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttt ! Tttrrrrrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiitt ! .Surprenant, non ?

Avec le même engagement, les VDQS tentant de faire plus de ballons portés. Une série d’attaques d’avants successives permet à Petit Jan poussé au cul par Toc de passer la ligne. Puis vient un quart d’heure ou les VDQS subissent un peu la pression

Et à 5 minutes de la fin sur un beau mouvement d’ensemble parti d’une touche, les SpringBoucs égalisèrent. Les VDQS tentèrent moult fois de repartir à la conquête de la victoire sans succès. Score final 2 essais partout.

S’en suivit une troisième mi-temps très sympathique avec plus d’une trentaine de convives, quelques chansons éparses, hormis notre « Pierre à peu près » qui ne connait que la première phase de toutes nos paillardes, nous eûmes droit à un hommage de Cauet, revenu du loto qui entonna l’hymne zoulou sud-africain pour les SpringBoucs.

A l’orée du repas préparé par nos amis Blanc, il y eut la remise du Fez. Pour une fois que PapyKaxu n’était pas lanceur de pizzas, c’est Bastagro, qui, dans un élan d’humanité et d’hospitalité, alors que nous menions 2 essais à un, fit un lancer en touche deuxième sauteur qui arriva parfaitement dans les mains de joueur SpringBouc, ce à 5 minutes de la fin (voir plus haut l’essai de l’égalisation). Cela lui valut le Fez, bien qu’il fût d’une activité intense au placage.

Il s’en fallut de peu pour que Kevin soit honoré du couvre-chef pour l’intégralité de son œuvre.

A noter :

  • Une fâcheuse tendance de Kevin à ne pas laisser la règle de l’avantage, qui valut de manquer deux essais tout faits des VDQS sur en avant des SpringBoucs (l’un pour Emerson, l’autre pour Frère Noaro). Je n’ai pas checké coté Chevreuse, mais c’était du même acabit. On lui fera prendre une camomille la prochaine fois qu’il arbitrera, afin qu’il soit plus cool.
  • Un jour sans, coté offensif pour Pierrot. Autant il découpe toujours les adversaires avec la même précision de sécateur, autant il fut un peu moins inspiré coté attaque.
  • La constatation évidente de la complicité de jeu (en plus de la complicité de voisinage) entre Toc et Romain, avec de nombreuses passes main à main qui ont dérouté la défense adverse.
  • Le plaisir de Michel Latruffe de retrouver son frangin, venu en supporter des SpringBoucs.
  • A la question aux SpringBoucs : « avez-vous aimé ce match contre Rueil ? » réponse unanime OUI !
  • A la question aux VDQS : « avez-vous aimé ce match contre Chevreuse ? » réponse unanime OUI !
  • Nous prendrons donc date pour une rencontre la saison prochaine sur les terres yvelinoises
  • Nos visiteurs ont aussi beaucoup apprécié le talent de notre famille restauratrice, les Blanc. Et ont ajouté que l’on avait mis la barre très haute, qu’il allait falloir qu’ils se surpassent pour nous restaurer lorsque nous viendrons chez eux.
  • Pas de blessé, hormis un peu de viande froissée d’un flanker Springbouc ayant pris 3 ou 4 avant VDQS sur le râble. Et pourtant l’engagement physique n’était pas de reste.

Une réussite cette soirée !